Comment le Luxembourg aborde le travail numérique

Le gouvernement Luxembourgeois a une fois de plus réaffirmé sa volonté à engager le Grand Duché dans l’ère du numérique. Une transition qui à terme, impliquerait de profondes métamorphoses sur le marché de l’emploi et dans le fonctionnement des entreprises.

Il faut impérativement changer

Selon Anne-Catherine Dies, directrice de Digital Lëtzebuerg, le Luxembourg se doit désormais de passer au numérique. Le Grand Duché est un territoire qui ne dispose ni de ressources naturelles importantes, ni d’industrie lourde sur laquelle se reposer entièrement. Pour cette raison,il est vitale de constamment se réinventer. L’innovation passera cette fois, par la modernisation du pays. Aujourd’hui, ce mouvement de numérisation du travail est porté par le premier ministre. Pour Anne-Catherine Dies, c’est cette particularité qui assurera au projet d’avoir des répercussions au sein de tous les ministères; et par extension, dans toute la société.

Un enjeu majeur pour l’économie luxembourgeoise

Selon une étude de l’OCDE, et d’après une enquête menée par le ministère du travail auprès d’entreprises luxembourgeoise du travail, les changements seront profonds. Un grand nombre d’emplois disparaîtront pour être remplacés par de nouveaux. Il y aura également beaucoup de postes qui subiront d’importantes modifications dans des secteurs tels que la banque, la téléphonie, la construction, l’électricité, etc. On estime que 32% environ des emplois pourraient être automatisés à hauteur de 50% à 70%. Le risque de voir certaines professions ou fonctions disparaître est donc important mais il s’agit d’un enjeu majeur pour l’économie du pays.

Il n’y a peut-être pas de quoi s’alarmer

Toutefois, du côté des travailleurs la nouvelle est plutôt bien accueillie. La plupart estime en effet être suffisamment préparé pour entrer de plain pied dans l’ère du numérique. En effet, d’après une étude intitulée “Travailler 4.0”, réalisée par deux entreprises allemandes au Luxembourg, peu de personnes semble se préoccuper des changements à l’horizon. Et compte tenu de la qualité de la ressource humaine présente sur le marché du travail, on s’inquiète peu de la numérisation.